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A PROPOS

Une maison ne se pense pas seulement à partir d’un espace,

mais à partir de la manière dont on va y vivre.

Mazzier Salomé

Architecte spécialisée en aménagement et organisation d’intérieur

Qui suis-je ? 

Je suis Salomé, architecte spécialisée en aménagement et organisation d'intérieur.

 

Depuis toute petite, j'ai toujours été attirée par l'aménagement des espaces. Je me suis donc assez naturellement dirigée vers l'architecture, sans vraiment me demander, à l'époque, ce qui me passionnait autant dans cette discipline.

C'est au fil de mes études et de mes premières expériences professionnelles que je l'ai compris : ce qui m'intéresse le plus n'est pas simplement de concevoir un espace, mais de chercher comment celui-ci peut s'adapter aux personnes qui vont y vivre, à leurs besoins et à leur quotidien.

 

C'est aussi ce qui m'a progressivement amenée à me tourner davantage vers l'aménagement intérieur. C'est à l'intérieur que se déroulent une grande partie de nos gestes quotidiens, de nos habitudes et de nos moments de vie. Une décision d'aménagement qui peut sembler anodine sur un plan peut avoir, une fois répétée chaque jour, une réelle influence sur la manière dont une maison est vécue.

Dans mon travail, j’aime écouter, questionner et comprendre avant de chercher des solutions. Mon côté structuré et rigoureux m’aide à mettre en relation tout ce qui compose un projet et à en comprendre les enjeux. Ma créativité intervient ensuite pour imaginer comment traduire cette réflexion dans l’espace.

" Nous devons prendre soin de notre maison pour qu'à son tour,

elle prenne soin de nous. "

Ce qui a façonné mon approche

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Pendant mes études d’architecture, j’étais particulièrement attirée par les disciplines qui permettaient de comprendre les espaces au-delà de leur seule conception : celles liées à l’humain, à l’histoire, mais aussi à la logique de construction des bâtiments lorsqu’elle était mise en relation avec leurs usages.

À l’époque, je ne faisais pas encore le lien entre tous ces centres d’intérêt. J’aimais profondément l’architecture, sans encore savoir ce qui, au fond, me passionnait dans ce métier.

 

Avec le recul, je comprends mieux pourquoi.

 

Au cours de mes premières expériences professionnelles, j’ai eu l’occasion de travailler sur des projets très différents et de continuer à approfondir mon apprentissage. Pourtant, j’avais toujours l’impression qu’il me manquait quelque chose pour retrouver pleinement le sens que je donnais à mon métier. Une question a progressivement pris davantage de place :

Qu’est-ce que l’architecture apporte réellement à ceux qui vivent les espaces que nous concevons ?

 

C’est dans ce cheminement que j’ai commencé à approfondir différentes disciplines comme la neuro-architecture, le home organising ou encore la psychologie des couleurs. Au départ, je les explorais presque en parallèle de mon métier, par curiosité et parce qu’elles faisaient écho à des sujets qui m’intéressaient naturellement.

 

Ce n’est qu’en les approfondissant que j’ai commencé à comprendre ce qui les reliait entre elles, mais aussi ce qui me reliait à elles. Derrière des sujets qui me semblaient jusque-là assez différents, je retrouvais toujours la même préoccupation : la manière dont une personne vit son espace et l’influence que celui-ci peut avoir sur son quotidien.

 

Les pièces du puzzle se sont alors progressivement assemblées. Ce qui m’attirait naturellement depuis mes études, les questions que je me posais dans ma pratique et les disciplines que j’avais commencé à explorer racontaient finalement la même chose.

 

Aujourd’hui, je ne considère donc plus la compréhension des personnes comme une dimension supplémentaire du projet.

Pour moi, elle en est le point de départ.

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Ma vision de l’habitat

Pour moi, une maison réussie ne devrait pas être la reproduction d’un intérieur vu ailleurs ou d’un mode de vie qui n’est pas le nôtre.

 

Nos habitudes, nos rythmes, nos activités ou encore notre manière d’occuper les espaces ne sont pas les mêmes. Pourtant, lorsqu’on aménage une maison, il est facile de reproduire certains schémas simplement parce qu’ils sont habituels : telle pièce devrait se trouver ici, telle fonction devrait occuper autant de place, telle organisation serait plus logique qu’une autre.

 

Je pense au contraire que l’aménagement doit partir de notre propre fonctionnement. Chez moi, par exemple, le salon se trouve à l’étage tandis que mon bureau est au rez-de-chaussée. Ce n’est probablement pas l’organisation la plus conventionnelle, mais elle correspond à notre quotidien : nous regardons relativement peu la télévision, tandis que je travaille régulièrement depuis la maison et profite ainsi davantage de la lumière naturelle et de la proximité avec la cuisine.

 

Ce sont parfois des choix d’aménagement très concrets qui font la différence.

 

Quelles pièces ont intérêt à être proches les unes des autres ? Comment circulons-nous entre elles au fil de la journée ? Où avons-nous besoin de lumière, de calme ou, au contraire, de partager des moments ensemble ? Quels usages méritent davantage d’espace et lesquels peuvent en occuper moins ?

Lorsque l’espace suit la logique de notre quotidien, nos gestes deviennent plus fluides. On limite les déplacements inutiles, certaines tâches deviennent plus simples et la maison accompagne davantage notre manière de vivre, plutôt que de nous demander de nous adapter à son organisation.

 

C’est dans ce sens que je considère la maison comme un véritable outil du quotidien : un environnement qui peut faciliter ce que nous faisons chaque jour et nous laisser davantage de temps et d’énergie pour ce qui compte réellement.

Ma manière de concevoir

Avant de commencer à dessiner, j’accorde beaucoup d’importance à la compréhension du projet. Lors de nos échanges, je cherche à comprendre ce qui vous amène à envisager des changements : ce qui fonctionne déjà, ce qui pose problème, ce que vous souhaitez améliorer, mais aussi vos besoins, vos habitudes et vos envies. Et lorsque cela me semble nécessaire, je questionne davantage pour aller au-delà de la première demande exprimée.

 

Car arriver avec un besoin n’est pas la même chose qu’arriver avec la solution.

 

Toutes ces informations permettent progressivement de construire le programme du projet. Celui-ci peut encore évoluer au fil de la conception, mais il constitue un fil conducteur : quelles fonctions sont concernées ? Quels besoins doivent trouver une réponse ? Qu’est-ce que le projet doit réellement améliorer ?

 

C’est ici que se rencontrent les deux facettes de ma manière de travailler. La rigueur me permet de poser l’équation : mettre en relation vos besoins, vos habitudes, vos envies, l’esthétique recherchée, les contraintes du lieu, le budget ou encore les évolutions à anticiper. La créativité intervient ensuite pour chercher la réponse la plus juste et le meilleur équilibre possible entre tous ces éléments.

 

Cela ne signifie pas que le projet se construit sans vous. Vous connaissez votre quotidien mieux que personne ; mon rôle est d’écouter, de questionner, de prendre du recul et de traduire toutes ces informations dans l’espace. Les premières propositions deviennent ensuite le support de nouveaux échanges : ce qui vous plaît, ce qui vous correspond moins, ce dans quoi vous parvenez à vous projeter.

 

C’est d’ailleurs l’un des moments que j’apprécie le plus dans la conception : lorsque tout le travail réalisé en amont commence à prendre forme et que les choix semblent naturellement trouver leur place.

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Ce qui nourrit mon approche

Concevoir un espace demande, pour moi, de l’observer à plusieurs échelles. Il faut pouvoir prendre du recul pour comprendre le bâtiment dans son ensemble, les relations entre les pièces, les circulations et les contraintes existantes, puis regarder de plus près la manière dont une personne utilise réellement les lieux, s’y déplace, y travaille, s’y repose ou organise son quotidien.

Ma formation d’architecte constitue le socle de cette réflexion. Au fil de mon parcours, je l’ai enrichie par la neuro-architecture, le home organising et la psychologie des couleurs, qui m’ont permis d’explorer plus finement les liens entre l’espace, les usages, les comportements, la perception et le ressenti.

Je ne considère pas ces disciplines séparément, ni comme des méthodes à appliquer systématiquement à chaque projet. Elles forment plutôt une boîte à outils dans laquelle je peux puiser selon les besoins pour observer une situation sous différents angles et construire une réponse cohérente dans son ensemble.

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Envie de découvrir plus concrètement ce qui nourrit cette approche ?

Je partage également des ressources pour mieux comprendre notre relation aux espaces et découvrir certains des outils que j’utilise dans ma pratique.

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